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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 16:06
"Andreï Roublev" de Andrei Tarkovski au Cinématographe

 DE L'EXPÉRIENCE HUMAINE, DES CAMPS, ET DE L'ART COMME NÉCESSITÉ

 

Andreï Roublev

(Andrey Rublyov)

 

de Andreï Tarkovski URSS, 1966, 3h25, VOSTF

avec Anatoli Solonitsyne, Nikolai Sergeyev, I. Lapikov, N. Burlyayev

NUM • VERSION RESTAURÉE

 

http://www.lecinematographe.com/Andrei-Roublev-Andrey-Rublyov_a4704.html

 

 Le Cinématographe (12 bis rue des Carmélites)

 

Séance unique  : Samedi 3/10 20:00

~~ > Séance accompagnée par Christophe Cognet.

 

 Dans la Russie du XVème siècle, période violente troublée de l'histoire du pays, une évocation en huit épisodes, un prologue et un épilogue, de la vie du peintre d'icône Andreï Roublev. "Je ne voulais ni d’un film historique ni d’un film biographique, mais autre chose. Cette autre chose était l’exploration du don poétique du grand peintre russe. J’avais envie d’évoquer, à travers l’exemple de Roublev, la psychologie de la création, et de sonder l’âme et la conscience sociale de l’artiste qui veut créer d’impérissables valeurs spirituelles." Andreï Tarkovski, extrait du Temps scellé, Éd. Cahiers du cinéma, 1989 "Le cinéaste russe a instillé la notion de risque au cœur de sa création. Il s’agit pour lui de placer dans la réalisation d’un film une responsabilité quasi pénale. Chacun devrait y jouer sa vie et Tarkovski ne supporte ni la médiocrité, ni l’indifférence. Son intransigeance tourne souvent à la certitude. Il a gardé le regard tranchant, ce regard qu’il a posé aussi bien sur le cinéma que sur l’art en général. Son jugement est sévère. Il ne sauve que quelques cinéastes, ses frères de souffrance. Mais à coup sûr, on doit pouvoir l’intégrer lui-même parmi les élus." Antoine de Baecque, avant-propos d’Andreï Tarkovski, Éd. Cahiers du cinéma, 1989, réédition 2002. "Bien sûr, les hommes du XVe - ou du XXIe - siècle recrucifieraient le Christ s'il revenait parmi eux (d'où cette séquence inouïe d'un Golgotha sous la neige en Russie). Bien sûr, le chemin est ardu ; les lâchetés et les trahisons sont multiples. Mais le doute n'est pas permis : écoeuré par ce qu'il a vu et vécu, le peintre retrouve la force de créer en contemplant un adolescent qui, pour construire une cloche gigantesque, a misé sur la foi et non sur la raison. Comme une réponse à la tentation du silence éclatent, à la fin - seules séquences en couleurs -, les icônes peintes par Roublev. Dorées. Lumineuses. Chatoyantes. "A travers l'art, disait Tarkovski, l'homme exprime son espoir. Tout ce qui n'exprime pas cet espoir, ce qui n'a pas de fondement spirituel, n'a aucun rapport avec l'art." Pierre Murat, Télérama

 

Publié par Elmira Becq - dans Sorties - Cinéma
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